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Convention IRSI

Dégât des eaux : qui paie quoi ?

Convention IRSI : Le guide pour comprendre l'indemnisation de vos dégâts des eaux et incendies

Simplifiez vos démarches, accélérez votre indemnisation et identifiez votre assureur gestionnaire en 2 minutes. Entre votre assureur, celui du voisin et celui de la copropriété, la convention IRSI désigne un seul interlocuteur pour les dégâts des eaux et les incendies en immeuble.

Sinistres survenus depuis le 1er juin 2018

La convention en quatre repères

Convention IRSI, comprendre la mécanique

Qui gère votre dégât des eaux en immeuble

La convention IRSI désigne un assureur gestionnaire selon la situation du local touché et le montant des dommages. Voici les notions à connaître avant de déclarer.

  1. Votre statut

    Locataire, propriétaire occupant, propriétaire non occupant ou syndic : chaque profil est rattaché à un assureur gestionnaire différent selon la convention.

  2. Le montant des dommages

    Apprécié hors taxes et local par local, il détermine si l’assureur gestionnaire garde le dossier ou le transmet à l’assureur de l’auteur du dommage.

  3. Une convention entre assureurs

    La désignation du gestionnaire organise les rapports entre assureurs signataires ; elle ne prive l’assuré d’aucune garantie prévue à son propre contrat.

Fonctionnement et tranches →

Nouveautés

Les derniers articles sur la convention IRSI

Les publications les plus récentes : dégâts des eaux, incendie et gestion entre assureurs.

Étape 1 · Identifier votre profil

Locataire, propriétaire occupant, bailleur, syndic : qui gère votre sinistre ?

La convention désigne l’assureur gestionnaire d’après la situation du local touché, pas d’après l’origine de la fuite. Choisissez votre profil.

Locataire

Locataire : votre assureur habitation d'abord

Vous déclarez à votre assureur, qui gère le dossier même si l’eau vient du voisin. Exceptions : location meublée ou saisonnière, congé donné ou reçu au jour du sinistre, locataire non assuré. C’est alors l’assureur du bailleur.

Propriétaire occupant

Propriétaire occupant : votre contrat pilote

Votre assureur habitation est gestionnaire pour votre logement. Si l’eau touche aussi les parties communes, prévenez le syndic : un second dossier s’ouvre chez l’assureur de l’immeuble.

PNO

Propriétaire non occupant : quand votre PNO prend la main

Votre assureur devient gestionnaire si le logement est vide, meublé ou saisonnier, en fin de bail, ou si le locataire n’est pas assuré. Sinon, c’est l’assureur du locataire ; déclarez tout de même vos dommages, qui vous reviennent au-delà de 1 600 € HT.

Syndic

Syndic : l'assureur de l'immeuble en première ligne

Pour les parties communes, l’assureur de l’immeuble est gestionnaire. Il intervient aussi à titre subsidiaire si un copropriétaire n’est pas assuré, et organise la recherche de fuite quand le gestionnaire n’y parvient pas.

Étape 2 · Comprendre les tranches

Tranche 1 ou tranche 2 : le passage de témoin entre assureurs

Le montant des dommages, apprécié hors taxes et local par local, décide si l’assureur gestionnaire garde la charge ou la transmet à l’assureur du responsable. Saisissez votre estimation pour situer votre sinistre.

  1. Tranche 1

    jusqu'à 1 600 € HT par local
    • L'assureur gestionnaire évalue les dommages par tout moyen (devis, facture, photos, expertise à distance).
    • Il indemnise et garde la charge : les assureurs renoncent entre eux à tout recours.
    • Exception : un recours reste possible en cas de sinistres répétitifs (moins de 24 mois, même auteur).

    Pas de passage de témoin : un seul assureur, du début à la fin.

  2. Tranche 2

    de 1 600 à 5 000 € HT par local
    • Le gestionnaire désigne un expert pour le compte commun des assureurs : ses conclusions s'imposent à eux.
    • L'assureur du propriétaire des biens abîmés les prend en charge ; le contenu de l'occupant reste chez l'assureur de l'occupant.
    • Après indemnisation, recours contre l'assureur du responsable selon le barème de la convention.

    Passage de témoin : la charge finale remonte vers l'assureur du responsable.

  3. Au-delà

    plus de 5 000 € HT par local
    • Le sinistre sort de l'IRSI : en copropriété, convention CIDE-COP entre assureurs ; sinon, droit commun.
    • Chaque assureur peut mandater son expert ; la responsabilité se discute avant les recours.
    • Les délais s'allongent : gardez tous vos justificatifs.

    Retour aux règles classiques de responsabilité.

Le montant s'apprécie local par local et hors taxes : dommages matériels (contenu vétusté déduite, embellissements et parties immobilières en valeur à neuf), recherche de fuite organisée par le gestionnaire et frais afférents (mesures conservatoires, démolition, diagnostics). Sources : texte de la convention IRSI (titres 4 à 7, annexe 3) ; Institut national de la consommation ; France Assureurs.

Les seuils de 1 600 et 5 000 € HT sont fixés par les assureurs signataires et peuvent être révisés : ils organisent les recours entre assureurs et ne changent pas le montant de votre indemnité, qui dépend de votre contrat.

Étape 3 · Identifier l’assureur gestionnaire

Identifier votre assureur gestionnaire en 2 minutes

Trois à six questions sur votre situation, et l’outil applique la règle de désignation de la convention : occupant, logement vide, meublé, fin de bail, défaut d’assurance, parties communes.

Vous êtes

Règles de désignation de l'assureur gestionnaire d'après le texte de la convention IRSI (article 2.1 et tableau 2.1.3, sinistres survenus depuis le 1er juin 2018) ; voir aussi l'Institut national de la consommation et service-public.gouv.fr. La convention lie les assureurs adhérents entre eux : elle ne vous est pas opposable.

Aucune donnée n’est enregistrée ni transmise : le calcul se fait dans votre navigateur. En cas de doute, déclarez toujours à votre propre assureur, qui transmettra.

Une convention entre assureurs ne peut pas vous priver d'une garantie

La convention IRSI règle les relations entre assureurs adhérents. Vous n’en êtes pas signataire : ce qui peut vous être opposé vient de votre contrat (franchise, plafond, exclusion, déclaration tardive), jamais de la convention elle-même.

Les rubriques

Tranches, recherche de fuite, profils, litiges : explorer la convention

Quatre rubriques pour aller au fond de chaque question, du fonctionnement de la convention aux recours quand un dossier se bloque.

Comment fonctionne la convention IRSI pour un dégât des eaux ou un incendie dans un immeuble : assureur gestionnaire unique, Tranche A et Tranche B, calcul des plafonds, abandon de recours, locaux concernés et exclusions, dommages immatériels.

Tout sur la recherche de fuite et l’expertise sous IRSI : qui mandate l’entreprise, qui paie une recherche infructueuse ou destructive, caméra thermique, voisin qui refuse l’accès, télé-expertise, rapport contradictoire, délais d’indemnisation.

Pour les locataires, bailleurs, copropriétaires et propriétaires non occupants : obligations de chacun après un dégât des eaux, rôle du syndic, logement vacant ou meublé, locataire non assuré, intérêt d’une assurance PNO et recours entre assureurs.

Les situations qui compliquent un dossier IRSI : catastrophe naturelle, dommage ouvrage, assureur étranger ou défaillant, fuites à répétition, artisan fautif, terrasses et toitures exclues. Et les voies de sortie : médiateur, jurisprudence, recours.

Le comparatif

Comparatif des contrats habitation et immeuble

Plafond de recherche de fuite, embellissements, délai d’expertise : les clauses qui pèsent vraiment quand la convention IRSI s’applique, lues contrat par contrat.

Comparatif

Trouver la fuite coûte parfois plus cher que réparer le plafond. La remise en état des sondages est le poste oublié.

Comparatif

Peintures, revêtements, cuisine équipée : ce que le locataire a financé relève de son propre contrat.

Comparatif

Le gestionnaire est désigné d’office ; c’est sa réactivité qui fait la différence.

L’édito

Convention IRSI : ce qu’elle ne fera pas à votre place

Photo de Marion Chevallier

Un édito deMarion ChevallierRubrique « Fonctionnement & Tranches »

Mis à jour le 25 octobre 2026

Une tache au plafond, un voisin absent, un syndic qui ne répond pas : dans un immeuble, le dégât des eaux commence presque toujours par une question de méthode. Qui prévenir, dans quel ordre, et en attendant quoi ?

La convention IRSI apporte une partie de la réponse. Elle organise le travail entre assureurs pour éviter que chacun renvoie le dossier au voisin. Elle ne remplit pourtant aucune de vos obligations à votre place. Trois malentendus reviennent, et tous se dissipent à froid, contrat en main.

Premier malentendu : attendre de connaître l’origine de la fuite

Beaucoup d’occupants patientent jusqu’à savoir d’où vient l’eau, comme si la déclaration dépendait du responsable. Le Code des assurances ne raisonne pas ainsi : l’assuré doit donner avis du sinistre « dès qu’il en a eu connaissance », dans le délai fixé par le contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (art. L113-2 du Code des assurances).

La question de la responsabilité vient après, entre assureurs. Le constat amiable aide à la préparer : service-public.gouv.fr rappelle qu’il n’est pas obligatoire, mais qu’il permet d’accélérer le traitement du dossier. Déclarer tôt ne vous engage sur aucune cause ; attendre, en revanche, ne fait avancer personne.

Deuxième malentendu : croire qu’un seul assureur fait tout

On résume souvent l’IRSI par la formule « un seul interlocuteur ». Le site officiel de l’administration est plus précis : la convention prévoit la désignation d’un seul assureur pour l’une des 3 missions suivantes :

  • la gestion du dossier (déclaration, estimation du préjudice, expertise) ;
  • la recherche et la réparation de fuite, en cas de dégât des eaux ;
  • le versement de l’indemnisation aux personnes concernées.

Autrement dit, l’unicité s’entend mission par mission. Selon la configuration de l’immeuble, l’entreprise qui cherche la fuite et l’assureur qui instruit votre dossier ne relèvent pas forcément du même contrat. Savoir qui tient quelle mission évite bien des relances adressées au mauvais guichet.

La convention désigne des chefs de file, pas un guichet unique. Votre rôle est de savoir, à chaque étape, lequel attend quoi de vous.

Troisième malentendu : l’assurance des autres ne vous concernerait pas

Tout le mécanisme suppose que chaque occupant soit couvert. La loi y veille en partie : l’assurance habitation, qui comprend la garantie dégâts des eaux, est obligatoire pour le locataire, rappelle service-public.gouv.fr. En copropriété, l’article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose à chaque copropriétaire, occupant ou non occupant, de s’assurer en responsabilité civile, et la même obligation pèse sur le syndicat des copropriétaires.

Quand un maillon manque, la répartition des rôles change et le dossier se complique. D’où l’intérêt, pour un bailleur, de vérifier chaque année l’attestation de son locataire, et, pour un copropriétaire, de connaître le contrat de l’immeuble.

Notre méthode : préparer le sinistre avant qu’il arrive

Ce site ne vend aucun contrat, n’affiche aucun tarif et ne perçoit aucune commission. Son parti pris : vous apprendre à lire votre situation comme le feront les assureurs le jour du dégât. Avant de souscrire ou de renouveler, posez trois questions :

  • Quel délai de déclaration mon contrat prévoit-il, et par quel canal ?
  • Qui, dans mon immeuble, est assuré, et auprès de qui le syndic l’est-il ?
  • Que prévoit mon contrat pour la recherche de fuite et la remise en état ?

Pour aller plus loin, la rubrique Fonctionnement & Tranches détaille les règles de la convention. Notre guide de la convention IRSI déroule la méthode complète, et le comparatif des contrats habitation et immeuble applique cette grille de lecture aux clauses qui comptent.

Aucune de ces pages ne peut garantir une indemnisation : seul votre contrat fait foi. Elles vous donnent en revanche les moyens de savoir, avant d’en avoir besoin, ce qu’il prévoit réellement.

Dégât des eaux en immeuble

Questions fréquentes sur la convention IRSI

Déclaration, tranches, recherche de fuite, recours : des réponses courtes aux questions des locataires, propriétaires et syndics. La page des questions fréquentes va plus loin.

Au vôtre, toujours. Si vous occupez le local sinistré, il devient assureur gestionnaire du sinistre au sens de la convention et prend la main sur l’expertise et l’indemnisation.

En savoir plus →

L’assureur gestionnaire la prend en charge dans les limites prévues, même si la fuite se révèle provenir d’un autre local ou des parties communes. C’est précisément ce que la convention a voulu simplifier.

En savoir plus →

Non. C’est un accord entre assureurs sur la gestion et le recours ; il ne vous est pas opposable et ne modifie pas votre contrat. Vos droits restent ceux de vos conditions générales et particulières.

En savoir plus →

La convention cesse de s’appliquer et le sinistre est traité selon le droit commun : expertise classique, recherche de responsabilité, recours entre assureurs sans règle conventionnelle simplifiée.

En savoir plus →

Non. Il n’est ni assureur, ni courtier, ne perçoit aucune commission et ne transmet aucun contact : un message envoyé par le formulaire sert seulement à vous répondre.

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Qui écrit ce site

Nos experts

Les auteurs qui rédigent et mettent à jour les guides et les articles du site.

  • Photo de Marion Chevallier

    Marion Chevallier

    3 articles publiés

    Marion Chevallier tient la rubrique « Fonctionnement & Tranches » de Convention IRSI. Elle y traite le fonctionnement de la convention IRSI : tranches de montant, assureur gestionnaire, recours. Ses articles s’appuient sur le texte de la convention IRSI et les fiches de France Assureurs,…

    Voir la page de Marion Chevallier →

  • Photo de Grégoire Ferrand

    Grégoire Ferrand

    2 articles publiés

    Sur Convention IRSI, Grégoire Ferrand est responsable de la rubrique « Recherche de Fuite & Expertise ». Il explique la recherche de fuite et l’expertise sous convention IRSI, en citant la convention IRSI dans sa version en vigueur pour chaque règle avancée.

    Voir la page de Grégoire Ferrand →

  • Photo de Estelle Delmas

    Estelle Delmas

    2 articles publiés

    Estelle Delmas suit pour Convention IRSI la rubrique « Propriétaires, Locataires & PNO ». Elle y aborde les obligations du propriétaire, du locataire et du propriétaire non occupant. Chaque point est vérifié dans la loi du 6 juillet 1989, la loi ALUR et la convention…

    Voir la page de Estelle Delmas →

  • Photo de Thibault Lebon

    Thibault Lebon

    2 articles publiés

    Au sein de la rédaction de Convention IRSI, Thibault Lebon couvre la rubrique « Cas Particuliers & Litiges ». Il décrypte les cas particuliers et les litiges : copropriété, désaccords entre assureurs, médiation. Ses références : la convention IRSI et la médiation de l’assurance.

    Voir la page de Thibault Lebon →

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Sur une canalisation encastrée, refermer le mur coûte souvent plus que la recherche elle-même. Le comparatif vérifie ce poste chez dix assureurs.